Le château de Camarsac

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Histoire du château

A la fin du XIe siècle, les hautes plaines de l'Entre-Deux-Mers n'offraient à l'oeil qu'une contrée à peu près inculte, au milieu de laquelle fût bâtie une maison forte. Cette maison forte et ses seigneurs disparurent pendant les siècles suivants pour réapparaître au XIVe et, sur l'emplacement de la vieille maison forte, l'un d'eux bâtit le château de Camarsac, auquel, suivant une tradition ancienne, le Prince Noir (Edouard de Woodstock) aida de son influence et de son argent. Il y avait peu de temps qu'il était achevé lorsque Duguesclin, qui guerroyait dans l'Entre-Deux-Mers, s'en empara. Il fût acheté en 1407 par les frères Canteloup.

En 1408, ces derniers commencèrent à le faire restaurer. Le sénéchal ordonna à Monet de Canteloup de s'arrêter. La destruction fût ordonnée. Monet appela de la décision du sénéchal au roi d'Angleterre. Henri IV ordonna de surseoir à la démolition et autorisa la continuation des travaux.

Puis succédèrent les Gères en 1495. Dès le XVe, les meurtrières originelles furent remplacées par des fenêtres et des cheminées. Au XVIe fut construit un des plus imposants colombiers de la région. Surtout au XVIIIe, Pierre de Gères fit construire un grand corps de logis contre la façade méridionale ainsi que toute la ferme agricole.

L’ensemble du château subit de « grandes réparations » en 1858, travaux qui ont donné au château, selon Léo Drouyn, « un grand aspect décoratif ».

* Extraits de Les Châteaux historiques et vinicoles de la Gironde, Edouard Guillon, Tome troisième. 1868.

Oenotourisme

Ouverture, convivialité, lisibilité sont inscrits dans la volonté de développement du château. Thierry Lurton vous accueille à l'occasion de portes ouvertes régulières et de nombreux évènements tout au long de l'année : rencontres sportives, manifestations culturelles, mais aussi moments festifs avec les marchés d'été et de Noël...

Informations et réservations : +33 6 35 46 47 06 / +33 5 56 52 53 53 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

http://camarsac.com/chateaudecamarsac.asp 

Retrouvez les évènements du château de Camarsac sur notre page Actualités 

 

 

L'église de Camarsac

 

 

Source : Numéro 33083_1 du Petit Patrimoine

 

 Le blason de Camarsac

 

 

Écartelé d'azur et de gueules ; au premier à l'écrevisse cousue de gueules ; au deuxième au château d'argent, donjonné, ouvert et ajouré du champ, maçonné de sable ; au troisième au léopard d'or armé et lampassé d'azur ; au quatrième au pied de genêt de sinople fleuri d'or.

 Les soldats de Camarsac « Morts pour la France »

C’est la mémoire de nos soldats morts en pleine jeunesse durant la Grande Guerre de 14-18 qu'Arlette Venelle a souhaité voir honorée. C’est pourquoi, il lui ait apparu important de parler des 14 hommes dont le nom figure aux Morts de notre commune de Camarsac, afin que leur sacrifice ne tombe pas dans l’oubli.


Vous, vous vous en souvenez ! Mais le souvenir s’estompe pour nos enfants …


C’est à nous tous de prendre le relais pour transmettre leur souvenir et inculper le respect à l’égard de ces hommes qui sont morts pour la France. Je tente à travers ce document, de vous parler d’eux. Aurais-je réussi, je l’espère.

Les soldats de Camarsac


C’est vous qui prendrez le relais pour la transmission du souvenir et le respect pour nos morts pour la France.

Faisons en sorte que le 11 Novembre ne soit pas seulement une cérémonie annuelle autour du monument édifié à leur mémoire.
 
  Histoire du Monument aux Morts

 

Qu’il est agréable de pouvoir apporter des précisions sur un sujet aussi important que l’érection dans sa commune d’un monument à la gloire de ses enfants » Morts pour la France » au cours de cette terrible guerre qui devait être la « der des der » ».

Nous avons tous en mémoire les 10 millions de morts et les survivants n’ont eu de cesse de commémorer

ces disparus à jamais.

La mention « Mort pour la France », instituée pendant le Première guerre mondiale par la loi française du 2 juillet 1915 et modifiée par la loi du 28 février 1922, se veut être une récompense morale visant à honorer le sacrifice des combattants morts aux Champs d’honneur, en service commandé. Cette loi stipule également qu’il semble juste que l’état civil enregistre à l’honneur du nom de celui qui a donné sa vie, pour le pays, un titre clair et impérissable à la gratitude et au respect de tous les Français.

La commune de Camarsac avait fait le choix d’ériger un monument aux morts, place de la mairie et l’architecte Fargeaudoux, à qui l’on doit la construction de la mairie-école, en a fait les plans le 8 avril 1921. Photo du plan 1

Le 9 décembre 1921, le Préfet de la Gironde, suite à un courrier du maire de Camarsac en date du 26 octobre 1921, rappelle que pour ériger un monument commémoratif il convient de produire les pièces suivantes :

·         Croquis de l’emplacement, plan, dessin ou photographie du monument ; photo dessin 2

·         Devis, cahier des charges ou projet de traité en double et sur timbre et liste de souscriptions s’il en

existe ;

     ·         Au point de vue de la demande de subvention à l’Etat, le document ci-joint dûment rempli conformément aux dispositions de l’article 81 de la loi de Finance du 31 juillet 1920 (voir Journal Officiel du 1er août) ;

·         Copie des budgets de l’exercice courant sur l’imprimé joint ;

     ·         Délibération du Conseil Municipal en double copie adoptant les documents qui précèdent, faisant ressortir les fonds votés et assurés par la commune au moyen du crédit inscrit au budget demandant la subvention calculée comme il est dit et prenant l’engagement de parfaire en temps utiles les compléments de ressources qui manquent ;

·         Si le monument doit être élevé au cimetière, la délibération municipale devra porter engagement de payer au bureau de bienfaisance la part revenant aux pauvres sur la concession de terrain qu’occupera le monument, à moins que, par une délibération spéciale, le bureau de bienfaisance ne fasse connaître qu’il peut renoncer à cette part en raison de son état de sa situation financière.

Le 5 janvier 1922, le Conseil Municipal décide l’érection d’un monument à la mémoire des « Enfants de Camarsac ». Le Préfet de la Gironde Henri Arnault par l’intermédiaire de son secrétaire général précise dans sa lettre du 29 mai 1922 qu’un Décret en date du 13 mai 1922, approuve la délibération du Conseil Municipal. Il retourne, en conséquence, revêtus de son approbation, ou de son visa, les plans, devis et liste de souscriptions pour permettre de faire exécuter cette œuvre, conformément aux dispositions des lois des 5 avril 1844 et 17 juin 1918 et des instructions en vigueurs.

La commune ayant satisfait aux désidératas de la Préfecture, le devis de 3526,20 francs, approuvé le 29 mai 1922 allait pouvoir être exécuté. Celui-ci comporte 10 articles, portant sur le terrassement, les fournitures, la main-d’œuvre, la sculpture, la ferronnerie, extraction de la pierre, le transport, la décoration, la marbrerie et la sculpture sur le marbre.

En ce qui concerne le terrassement, il a fallu arracher deux arbres. Carte postale avant l’érection du monument photo 3 et fouiller les terres en excavation et remblaiement avec 5 m3 de moellons. C‘est ainsi que l’on peut y lire que le monument a été fait avec 40 blocs de pierre de Camarsac, de plusieurs dimensions, pour une valeur de 523,60 francs. La ferronnerie consiste en la mise en place de 4 barres de fer carré

(0,45x0,45) pesant 15kg795 le mètre linéaire. Chaque angle a été équipé de 4 obus de 220 en provenance de Châteaudun1, Eure et Loire, via Créon.

 

Le financement de ce monument s’est fait à l’aide de deux souscriptions le 2 avril 1922 pour un montant de 1777,75 francs (504,25 francs et 1273,50 francs). Il restait à financer 578,45 francs. Parmi les souscripteurs nous retrouvons les noms de famille de 10 soldats « Morts pour la France ».

 

Après son inauguration en avril 1923, le monument est là et trône fièrement, n’a-t-il pas sur ses flans le nom

 

des 14 enfants de la commune, qu’il ne faudra jamais oublier ?

 

Depuis le monument et ce qu’il représente est respecté et chacun s’y retrouve au cours des différentes

 

cérémonies.

 

Arlette Venelle

 

 

1-C’est au cours de la première guerre mondiale en 1915, que fut décidée par le Commandement la création d'un dépôt de munitions à CHATEAUDUN. Confiée à l’Artillerie, cette installation alors appelée "Camp de munitions" a été réalisée sur un terrain réquisitionné entre la voie ferrée reliant CHATEAUDUN à TOURS et la route nationale n°10.

 

Sources : http://www.amicaledespyrotechniciens.fr/pages/histo/histecn.htm Archives communales